Écrire quand on ne vit pas seul.
On imagine souvent l’écriture comme une activité solitaire, presque monastique. Une table, du silence, du temps étiré. La réalité est souvent plus… sonore. Quand on ne vit pas seul, écrire devient une négociation permanente. Avec l’espace. Avec le bruit. Avec la parole de l’autre, qui surgit, insiste, commente, raconte. Parfois sans s’en rendre compte. Parfois sans pouvoir s’arrêter. Il ne s’agit pas de reproche. La plupart du temps, l’autre ne fait rien de mal. Il parle parce qu’il est là. Parce qu’il vit. Parce qu’il existe dans le même espace. Nous sommes des êtres sociaux après tout, non ? Mais écrire demande autre chose. Une disponibilité intérieure fragile. Un…