Les mondes que l’on porte sous nos manteaux
Vous avez remarqué ? L’hiver a cette capacité étrange à rendre les gens plus opaques. Dans les rues, chacun avance emmitouflé, enveloppé dans un manteau qui protège autant qu’il cache. Mais sous cette épaisseur, il y a toujours un autre monde. Un monde intérieur, discret, intact, qui ne se voit pas, mais qui tient chaud de l’intérieur. Les manteaux ne couvrent pas seulement les corps : ils recouvrent les histoires en cours, les blessures qu’on soigne, les rêves qui résistent, les idées qui mijotent. Chacun avance avec son paysage secret, une sorte de territoire intérieur qui n’appartient qu’à lui. Il y a ceux qui portent sous leur manteau une…
Les heures blanches
Il existe, au cœur de l’hiver, des heures qui ne ressemblent à aucune autre. Des heures où le monde s’éclaircit d’un coup, sans que le soleil y soit pour grand-chose. Une blancheur étrange, douce, presque sourde, qui s’installe entre le jour et la nuit comme un drap posé sur toutes choses. Dans ces moments-là, tout ralentit. Les voix deviennent plus discrètes, les gestes plus attentifs. On dirait que le froid oblige chacun à mesurer ses mouvements, à choisir ce qui compte vraiment. L’air semble plus épais, comme s’il fallait le traverser en douceur pour ne pas casser la lumière. Les heures blanches ne sont jamais tout à fait tranquilles.…
Pourquoi j’aime les belles choses, et ce qu’elles changent dans ma vie
J’aime les belles choses. Pas forcément celles qui coûtent cher, ni celles qu’on expose pour impressionner. Les belles choses, pour moi, ce sont celles qui ont une présence, une texture, une âme. Un carnet qui se patine au fil des pages, un bol ébréché mais familier, la lumière d’une fin d’après-midi qui transforme une pièce banale en tableau. Un pull trop grand qui garde en lui la chaleur d’un souvenir. Une phrase qu’on relit dix fois parce qu’elle semble taillée sur mesure pour notre cœur. Un parfum qui vous enivre et dont on ne peut se séparer. On pourrait croire que ce sont des détails insignifiants. Moi je crois…