Ce que je protège pour pouvoir écrire
Écrire n’est pas qu’une affaire d’inspiration. C’est une affaire de protection. Il y a des choses que j’ai appris à défendre, parfois maladroitement, parfois tard. Du temps. Du silence. Une certaine solitude choisie. Oh que oui ! J’ai appris à dire non. À des sollicitations qui dispersent. À des urgences qui n’en sont pas. À des attentes qui n’ont rien à voir avec mon travail. Même si ça froisse, si ça déplait. Je protège des plages de vide. Des semaines sans obligation. Des jours où rien ne “sert à quelque chose”, sauf écrire. Je protège aussi une exigence. Celle de ne pas produire pour produire. De ne pas publier…