2026, à hauteur d’écriture : ça commence ici
L’année 2026 arrive sans fracas. Elle arrive ce soir. Je la sens déjà là, à hauteur de table, à hauteur de phrase. Pas comme une promesse abstraite, mais comme un espace à habiter.
Ce que j’attends d’elle est simple, et exigeant : j’attends d’écrire. Vraiment.
Pas seulement produire des mots, mais entrer plus loin dans mes textes, m’y perdre, m’y tenir. Aller au bout des scènes. Ne plus reculer quand ça devient inconfortable, et ça s’est produit déjà une ou deux fois en 2025. Laisser les personnages me contredire. Leur laisser le dernier mot quand il le faut.
J’attends une écriture plus libre. Moins soucieuse de plaire, plus fidèle à ce qui sonne juste. Une écriture qui accepte sa densité, ses silences, ses obsessions. Une écriture qui creuse et qui insiste.
En 2026, je veux des projets qui comptent. Des projets qu’on porte longtemps, qu’on construit patiemment, qu’on mène à terme. Des projets qui engagent une voix, une vision, une exigence.
Il y a le roman, évidemment, dont je ne révèle pas encore le titre.
Celui qui avance phrase après phrase, parfois à pas feutrés, parfois avec urgence. Celui que je veux accompagner jusqu’au bout, sans me disperser, en lui laissant le temps de devenir pleinement lui-même, mais sans oublier de lui donner une fin.
Et il y a Café Classique, mon podcast.
Cette autre manière d’écrire, à voix haute. Lire les textes des autres pour mieux entendre les miens. Faire résonner les grandes œuvres dans notre présent, leur redonner du souffle, de la chair, de la lenteur. Les partager, les discuter, les refaire vivre avec humilité et respect.
En 2026, j’envisage aussi d’ouvrir un Patreon pour le podcast. Non pas pour m’éloigner de l’essentiel, mais pour aller plus loin avec celles et ceux qui écoutent, lisent, restent, ceux dont je sens sous leurs commentaires qu’ils ont soif, eux aussi, d’une autre forme de discussion. Un espace à part, plus intime, pour partager l’envers du décor, prolonger certaines réflexions, offrir du contenu plus libre, plus dense, plus incarné. Un lieu de fidélité plutôt que de volume.
Mais le cap ne change pas : mon métier, ma vocation, mon point d’ancrage, ma respiration restent l’écriture.
Les livres. Les phrases qui prennent du temps. Les récits qu’on construit loin du bruit.
Je veux aussi du temps pour moi. Du temps protégé pour écrire, lire, enregistrer, penser. Du temps qu’on ne marchande plus.
J’entre dans 2026 avec une direction claire. Une voix assumée. Des projets vivants.
L’année n’a pas besoin d’être spectaculaire. Elle a juste besoin d’être fertile.
Je m’en approche avec confiance, avec désir, avec cette certitude calme : les mots m’attendent, et je suis prête à les rejoindre.
Une excellente année 2026 à vous tous !
À très bientôt,
Votre Sam 🖋️