• Les piliers invisibles

    Je suis le genre de personne qui a besoin de routines pour fonctionner. Pas au sens militaire du terme. Je ne parle pas d’une vie réglée au millimètre, avec tableau Excel de l’âme et sifflet à chaque changement d’activité. Mais j’ai besoin de repères. De points fixes. De petites structures discrètes qui rendent le reste possible. J’ai longtemps eu l’impression…

  • Tout ce qui tremble ne veut pas forcément tomber

    Il y a des périodes où l’on se sent moins solide, sans pouvoir dire exactement pourquoi. Rien n’a forcément explosé. Il n’y a pas eu de drame spectaculaire, pas de grand fracas, pas de scène finale avec rideau noir et musique tragique. Et pourtant, quelque chose vacille. L’élan est moins franc. Les certitudes ont pris un peu d’eau. On avance,…

  • Café Classique : épisode un peu différent cette semaine

    À l’occasion du Podcasthon 2026, je mets exceptionnellement la littérature au service du réel pour vous parler d’une association dont le travail me tient particulièrement à cœur : Télémaque. Depuis plusieurs années, cette association accompagne des jeunes issus de milieux modestes grâce à un système de mentorat avec des professionnels engagés. L’idée est simple, mais puissante : permettre à ces jeunes d’élargir…

  • À ce stade, on a déjà abandonné, non ?

    Fin février, le décor est clair. Les bonnes résolutions de janvier ont perdu leur éclat. Les agendas sont redevenus réalistes. Les promesses trop grandes se sont discrètement évaporées. Et c’est très bien ainsi. Janvier est un mois de projection. Février, un mois de vérité. On avait décidé d’écrire tous les jours. De se lever plus tôt. De changer radicalement de…

  • Écrire quand on ne vit pas seul.

    On imagine souvent l’écriture comme une activité solitaire, presque monastique. Une table, du silence, du temps étiré. La réalité est souvent plus… sonore. Quand on ne vit pas seul, écrire devient une négociation permanente. Avec l’espace. Avec le bruit. Avec la parole de l’autre, qui surgit, insiste, commente, raconte. Parfois sans s’en rendre compte. Parfois sans pouvoir s’arrêter. Il ne…

  • Quand les émotions en ligne vont trop vite.

    J’évolue depuis longtemps au cœur de communautés de joueurs en ligne. Des espaces numériques où l’on parle beaucoup, où l’on rit vite, où l’on se confie tôt. Peut-être trop tôt. Des espaces où tout semble plus intense, et où, paradoxalement, tout peut devenir flou. Ce que j’y ai appris n’a rien de spectaculaire. Mais c’est profondément instructif. Dans le cyberspace,…

  • 2026, à hauteur d’écriture : ça commence ici

    L’année 2026 arrive sans fracas. Elle arrive ce soir. Je la sens déjà là, à hauteur de table, à hauteur de phrase. Pas comme une promesse abstraite, mais comme un espace à habiter. Ce que j’attends d’elle est simple, et exigeant : j’attends d’écrire. Vraiment. Pas seulement produire des mots, mais entrer plus loin dans mes textes, m’y perdre, m’y…

  • La vie que je vis quand je ne dis rien.

    Je l’ai déjà dit, je suis une maniaque des carnets, des journaux. Mais qu’est-ce que j’écris dedans ? Il y a d’abord la vie visible, celle qu’on raconte : les rendez-vous, les courses, les repas, les mots échangés pour remplir les heures. Et puis, surtout, il y a l’autre : celle qui se déroule sans bruit, à l’intérieur, comme un…

  • Comment trouver la force d’écrire quand personne ne lit vos textes

    Il m’arrive parfois de me demander : à quoi bon écrire, si personne ne lit ? C’est une question qui ronge plus d’un écrivain, surtout à l’heure des réseaux, où chaque texte semble valoir uniquement par le nombre de clics, de cœurs, de partages. La vérité, c’est que la plupart du temps, on écrit dans le silence. On se donne,…

  • Comment continuer quand son premier roman ne marche pas…

    Je me suis auto-publiée. Mon tout premier roman. Ou du moins le premier que je trouvais assez bon pour être publié. Pendant des mois, il a été mon obsession. Je l’ai écrit, corrigé, réécrit, trituré jusqu’à l’épuisement. J’ai voulu qu’il soit parfait, ou du moins, aussi parfait que possible pour mes moyens. J’en suis arrivée au point où je ne…