2026, à hauteur d’écriture : ça commence ici
L’année 2026 arrive sans fracas. Elle arrive ce soir. Je la sens déjà là, à hauteur de table, à hauteur de phrase. Pas comme une promesse abstraite, mais comme un espace à habiter. Ce que j’attends d’elle est simple, et exigeant : j’attends d’écrire. Vraiment. Pas seulement produire des mots, mais entrer plus loin dans mes textes, m’y perdre, m’y tenir. Aller au bout des scènes. Ne plus reculer quand ça devient inconfortable, et ça s’est produit déjà une ou deux fois en 2025. Laisser les personnages me contredire. Leur laisser le dernier mot quand il le faut. J’attends une écriture plus libre. Moins soucieuse de plaire, plus fidèle…
Lettre d’une Étoile Éteinte
Il y a des morts qui ne meurent jamais. Des voix qui restent accrochées entre deux silences, comme un collier qu’on ne retire jamais, même la nuit. Elle, c’était mon Nord. Pas la douceur mièvre. La force. L’aiguille droite. Je l’ai perdue à vingt-cinq ans, mais elle me parle encore. Je n’avais pas écrit pour elle. C’était trop grand. Trop intime. Trop pur. Et puis aujourd’hui, j’ai laissé couler cette lettre. Je ne sais pas si c’est sa voix. Mais c’est ce qu’elle aurait pu dire. Ce qu’elle me dit encore. À sa manière.