Sam Zaenker
  • Ce que 2025 n’a pas réussi à me prendre

    Chaque année laisse des traces. Des cicatrices qu’on ne montre pas, des épuisements qu’on devine, des rêves qu’on a dû remettre sur une étagère un peu trop haute. On se dit que c’est le jeu, que le temps use, que la vie secoue, que personne n’en sort indemne. Et c’est vrai. Mais l’année n’a pas tout pris. Elle n’a jamais ce pouvoir-là. Il y a d’abord ce qui a résisté sans faire de bruit : une part de soi qui a refusé de se courber, même quand l’élan manquait. Cette petite braise intérieure qu’aucune fatigue, aucun blizzard n’a réussi à étouffer, et qui continue de dire : encore. Il y…

  • Les mondes que l’on porte sous nos manteaux

    Vous avez remarqué ? L’hiver a cette capacité étrange à rendre les gens plus opaques. Dans les rues, chacun avance emmitouflé, enveloppé dans un manteau qui protège autant qu’il cache. Mais sous cette épaisseur, il y a toujours un autre monde. Un monde intérieur, discret, intact, qui ne se voit pas, mais qui tient chaud de l’intérieur. Les manteaux ne couvrent pas seulement les corps : ils recouvrent les histoires en cours, les blessures qu’on soigne, les rêves qui résistent, les idées qui mijotent. Chacun avance avec son paysage secret, une sorte de territoire intérieur qui n’appartient qu’à lui. Il y a ceux qui portent sous leur manteau une…

  • L’amitié comme une lampe

    Il existe des amitiés qui ne cherchent pas à rassurer, ni à caresser dans le sens du poil. Des amitiés qui ne sont pas douces comme des couvertures, mais franches comme de la lumière crue. Ma relation avec Laetitia fait partie de celles-là. Leti est solaire, sociale, expansive, là où d’autres reculent d’un pas, elle avance de deux. Elle observe avec une précision déconcertante, rit franchement, parle net, et possède cette qualité rare : mêler douceur et honnêteté. C’est peut-être pour ça que cette amitié dure : elle ne se contente pas de réconforter, elle pousse aussi, sans ménagement, quand c’est nécessaire. Depuis des années, il y a ce…

  • Les heures blanches

    Il existe, au cœur de l’hiver, des heures qui ne ressemblent à aucune autre. Des heures où le monde s’éclaircit d’un coup, sans que le soleil y soit pour grand-chose. Une blancheur étrange, douce, presque sourde, qui s’installe entre le jour et la nuit comme un drap posé sur toutes choses. Dans ces moments-là, tout ralentit. Les voix deviennent plus discrètes, les gestes plus attentifs. On dirait que le froid oblige chacun à mesurer ses mouvements, à choisir ce qui compte vraiment. L’air semble plus épais, comme s’il fallait le traverser en douceur pour ne pas casser la lumière. Les heures blanches ne sont jamais tout à fait tranquilles.…

  • La douleur de revenir à l’écriture après une longue pause

    Ce n’est pas glorieux. C’est vital. Il n’y a pas eu de fracas. Pas de rideau qui tombe, pas de dernière phrase qui claque comme une fin de chapitre. L’écriture s’est simplement éloignée. Au début, on pense que ce n’est qu’une respiration. Une parenthèse. On continue de marcher dans la vie avec, dans un coin du crâne, la certitude qu’on va y revenir. Pas tout de suite, mais bientôt. Quand ce sera plus calme. Quand ce sera plus clair. Quand on ira mieux. Et puis les jours passent. Les semaines deviennent des mois. Et l’on découvre que l’écriture, elle, ne nous attend pas. Elle ne boude pas, elle ne…

  • Être solitaire, et fier de l’être ! 😊

    Dans une société où l’on nous pousse constamment à multiplier les rencontres, il est audacieux de proclamer : « Je suis une solitaire et je ne considère pas cela comme un problème ». Cet article se veut une ode à la solitude choisie, teintée d’humour et de légèreté, pour célébrer l’art de se retrouver soi-même. La solitude, un choix, pas une carence La société moderne semble nous pousser sans cesse à élargir notre cercle social. Pourtant, pour certaines personnes, la solitude est bien plus qu’une simple absence de compagnie. Elle représente un espace précieux de réflexion, de créativité et d’épanouissement personnel. Quitter le tumulte des rencontres incessantes permet de savourer le temps passé en…

  • Écrire comme thérapie : quand l’écriture aide à se comprendre

    Il y a des jours où les mots semblent nous fuir. Pourtant, paradoxalement, il suffit parfois de poser un stylo sur une feuille (ou ses doigts sur un clavier ✍️) pour qu’ils jaillissent, presque magiques, révélant des émotions enfouies. Pour moi, écrire est bien plus qu’un simple passe-temps. C’est une thérapie, un espace où je peux me comprendre, m’accepter et me réconcilier avec moi-même. Une conversation avec soi-même Quand j’écris, c’est un peu comme si je parlais à une version bienveillante de moi-même. Pas de jugements, pas d’interruptions. Juste une écoute attentive. Mes carnets regorgent de pensées brutes : des joies éclatantes, des peines profondes, des rêves flous, et…