« Tenir le coup » n’a pas toujours l’air héroïque
On a une image assez mensongère de la force. On l’imagine spectaculaire. Droite. Impressionnante. On la voit comme quelque chose qui se remarque. Quelque chose qui a de l’allure. Une personne forte, dans l’imaginaire collectif, c’est presque toujours quelqu’un qui garde la tête haute, qui avance sans trop trembler, qui encaisse avec panache, qui se relève vite et proprement, si…
Je n’aime pas être pressée d’aller bien.
Il y a quelque chose d’assez fatigant dans notre époque : cette manière qu’elle a de vouloir accélérer tous les processus humains. Il faut comprendre vite. Réagir vite. Pardonner vite. Rebondir vite. Retrouver son énergie vite. Se remettre vite. Aller mieux vite. Comme si la douleur, le doute, la fatigue ou simplement le flottement devaient toujours avoir la décence de…
Tout ce qui tremble ne veut pas forcément tomber
Il y a des périodes où l’on se sent moins solide, sans pouvoir dire exactement pourquoi. Rien n’a forcément explosé. Il n’y a pas eu de drame spectaculaire, pas de grand fracas, pas de scène finale avec rideau noir et musique tragique. Et pourtant, quelque chose vacille. L’élan est moins franc. Les certitudes ont pris un peu d’eau. On avance,…
On ne devient pas forte. On devient lucide.
On me l’a souvent dit. « Tu es forte. » Ce qu’on ne voit pas, c’est que certaines forces ne sont pas des qualités. Ce sont des mécanismes de survie. Il y a des enfances où l’on comprend très tôt que la fragilité est dangereuse. Où l’on apprend à lire les humeurs avant même de savoir lire les livres. Où l’on développe…
Ce que 2025 n’a pas réussi à me prendre
Chaque année laisse des traces. Des cicatrices qu’on ne montre pas, des épuisements qu’on devine, des rêves qu’on a dû remettre sur une étagère un peu trop haute. On se dit que c’est le jeu, que le temps use, que la vie secoue, que personne n’en sort indemne. Et c’est vrai. Mais l’année n’a pas tout pris. Elle n’a jamais…
Comment continuer quand son premier roman ne marche pas…
Je me suis auto-publiée. Mon tout premier roman. Ou du moins le premier que je trouvais assez bon pour être publié. Pendant des mois, il a été mon obsession. Je l’ai écrit, corrigé, réécrit, trituré jusqu’à l’épuisement. J’ai voulu qu’il soit parfait, ou du moins, aussi parfait que possible pour mes moyens. J’en suis arrivée au point où je ne…